Rue Cadet vandalisée : l’antimaçonnisme sort de l’ombre
Dans la nuit du 5 au 6 septembre, le siège du Grand Orient de France, rue Cadet à Paris, a été vandalisé par des inscriptions antimaçonniques. Le GODF a déposé plainte et l’enquête devra déterminer les responsables, sans attribution prématurée.

Les slogans dénonçant une prétendue influence « dans l’ombre » ravivent l’ancien imaginaire du complot et de la puissance occulte. Depuis plus de deux siècles, la Franc-Maçonnerie est régulièrement la cible de telles accusations et fantasmes. L’histoire montre pourtant la diversité de ses engagements et permet naturellement la critique de ses positions ou de ses actions. La frontière est franchie lorsque la critique devient désignation d’un groupe présenté comme un ennemi caché du peuple. La réponse ne peut être la peur ou l’anathème, mais doit s’inscrire dans le droit et le respect des institutions républicaines. Liberté, égalité et fraternité constituent les fondements essentiels d’une réponse démocratique à l’intolérance. La laïcité garantit la coexistence des convictions, tandis que la solidarité rappelle notre communauté de destin. Le citoyen doit combattre la rumeur, vérifier l’information et refuser les généralisations qui nourrissent le complotisme.
Le vandalisme du temple maçonnique de Périgueux, en juillet 2026, rappelle également la vulnérabilité des lieux maçonniques et du patrimoine. Face à ces actes, la connaissance, l’esprit critique, la loi et la fraternité demeurent les meilleurs remparts contre la haine et l’ignorance.
Source : 450.fm




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